Les Netbooks : cauchemar d’Intel et de Microsoft ?
Depuis l’an dernier, la déferlante des Netbooks (ces petits ordinateurs ultra-portables vendus à prix très modérés, voir la définition « Netbook » dans le glossaire de zdar.net) fait rage dans le monde merveilleux de l’informatique grand-public. Tout a commencé avec le Eee PC d’Asus et désormais le concept s’est décliné en dizaine de modèles. Il n’y a guère qu’Apple qui ne s’est pas encore lancé dans le créneau.
Résultat ? Des millions de machines écoulées et un ancrage sérieux au sein des prérogatives de monsieur et madame tout-le-monde. Si bien qu’aujourd’hui, ces petites machines, répondant aux besoins du plus grand nombre (courrier électronique, consultation de sites web, bureautique basique, photo numérique…), sont plus souvent achetées que les bons vieux « PC de bureau ».
Dans l’enthousiasme général, une question n’a pas souvent été abordée voire éludée. Pour vendre ces machines à bas prix (en général autour de 300/400 euros), les constructeurs ont dû produire des pièces au rabais. Par exemple, Intel a mis au point ATOM, une architecture dédié à ce genre de machines, capable de gérer processeur, puce video, communications Wi-Fi, le tout en consommant le moins d’énergie possible : une intégration poussée et jeune (2008), autant dire que la marge dégagée sur cette architecture est faible. Bien plus faible que les composants d’un PC de bureau. Même constat pour les systèmes d’exploitation préinstallés : Linux ou Windows XP version « Familiale ». Dans le premier cas, Microsoft touche zéro, dans le second pas grand chose (difficile de faire payer le prix fort pour XP lorsque Vista constitue le produit phare de l’éditeur…).
Alors, est-ce que cette situation peut durer ? Ce nouveau segment de marché semble tailler des croupières aux autres segments (PC de bureau, PC portables « classique ») et les marges s’affaiblissent, grêvant d’autant le profit dégagé par les géants du secteur.
On peut donc se demander, considérant le contexte économique difficile du moment, combien de temps cette situation va durer et quels seront les prochains relais de croissance pour Intel et Microsoft ?













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