Les jeunes et les médias
La semaine dernière, Matthew Robson a publié un rapport intitulé : Medias & Internet : How Teenagers Consume Media. Réalisé pour la banque d’affaires Morgan Stanley, ce rapport présente les résultats d’une étude menée sur environ 300 jeunes anglais. Son intérêt principal ? Matthew a 15 ans. Il est en stage pour la banque… Matthew connaît donc mieux que personne les tendances des jeunes de son âge. Et son rapport est assez édifiant pour qui regarde dans le rétroviseur et constate l’évaporation des valeurs de réflexion et d’analyse au profit du zapping, de la « collectionnite », et de la surconsommation médiatique.
Pour autant, ces tendances fortes et symptomatiques vont modifier fondamentalement la façon dont les médias informent : sur le fond et sur la forme. Voici un petit résumé de ce qui me parait important de retenir.
- Les jeunes n’écoutent plus la radio
- Ils regardent la TV se manière très sporadique. En fait, ils regardent un programme, peut importe la chaîne, peut importe le média.
- Ils n’achètent pas de journaux. Payer pour un journal est quasi-impensable pour eux.
- Leur consommation d’Internet se réalise sur Google, Facebook, et Youtube. Google est l’incontournable « porte d’entrée ». La destination importe peu. Sitôt l’info trouvée, l’ado passe à autre chose. Facebook tend a devenir une source d’information riche de par sa communauté, sa proximité et sa réactivité proche du temps réel. YouTube sert de robinet à vidéo, voire de jukebox.
- Le téléphone mobile est plus que jamais l’objet fétiche. A défaut de posséder autre chose à leur âge, les ados privilégient tout ce qui peut transiter par leur mobile : info, musique, vidéo, communications…
- Le seul type de publicité à laquelle ils sont sensibles est issue des campagnes de marketing viral. Ils sont devenus complétement hermétiques au reste (affichage, pub « display » sur le web, spots TV, spots radio, mailing traditionnels).
- En matière de musique, ils trouvent impensable de payer pour en écouter. Pour autant, ils souhaitent posséder le titre en mp3 pour l’écouter quand ils en ont envie (et pas forcément à proximité d’une connexion internet). Le piratage est donc la norme. L’offre pléthorique de moyens illégaux s’avère satisfaisante.
Je pense que ce constat, bien qu’édifiant, est plutôt réaliste. C’est du moins ce que je peux constater dans mon entourage, ou, pour certains points, dans mes propres usages des médias et des technologies…
De quoi donner matière à réfléchier pour façonner les outils de divertissement de demain.

[...] Et pour toi ? BD : La gratuité de l’écoute me semble en effet innéluctable à terme. Les études comportementales sur les jeunes populations (ce que les américains appellent les « digital natives ») montrent que plus [...]
Je pense qu’il y a un autre point important la consommation de plusieurs médias en même temps. Exemple regarder la télévision et surfer sur facebook en même temps, source http://bit.ly/NftY2
Cela expliquerait qu’ils regardent la tv de manière sporadique, ils ne la regardent pas vraiment …
[...] y a un festival musical proche de la génération des digital natives, c’est bien le TILT, à Perpignan. Plus qu’un festival de musique, la manifestation [...]
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