Home » Internet

Médias sociaux : qu’attendre de la crise ?

22 janvier 2009 Benoit Darcy 778 lectures Pas de commentaire
Médias sociaux : qu’attendre de la crise ?

En ces temps de crise, on peut se demander ce que vont devenir les médias sociaux. Ceux-ci ont été acclamés dès leur percée en 2005 et depuis massivement adoptés. Les plus généralistes comptent des millions de membres, les plus spécialisés des milliers. Tous ont en commun leur nature communautaire. Un véritable atout ? La crise aura t-elle raison du modèle expérimental des médias sociaux ? Voici quelques réflexions très personnelles sur le sujet.

La crise va favoriser la créativité. Il faut s’attendre a voir débarquer de nouvelles idées reprenant l’essentiel des concepts des médias sociaux mais adaptées à d’autres domaines que l’information pure.

Les médias sociaux vont se verticaliser. Peut être faut-il voir ici un signe de maturité. Passée l’excitation des débuts, les utilisateurs vont se recentrer sur l’essentiel en se posant les questions qui tuent : qu’est ce qui fait qu’un média social est utile ? En quoi je m’y retrouve ? Est-ce que ça vaut le coup que j’y participe vraiment ? Autant de questions qui me laissent à penser que nous allons assister à une verticalisation des forces en présence vers des services plus spécialisés, davantage en adéquation avec les besoins du noyau dur qui participe réellement à l’activité du média. Ceux qui seront premiers dans leur secteur spécialisé rafleront 90% du public intéressé. A partir du deuxième, il restera les miettes. Pire, jamais ils ne pourront rattraper le premier tant celui-ci aura pu développer un nombre de fonctionnalités pertinentes et atteint la sacrosainte masse critique d’utilisateurs.

La crise rend les gros acteurs nerveux à l’égard des médias sociaux. Bien souvent, les médias sociaux appartenant a de grands groupes sont issus d’expérimentations et représentent des investissements consentis sur plusieurs années, en général un plan à trois ans. Le devenir de tels nouveaux types de médias injectait déjà un certain nombres d’inconnues dans l’équation, cette fois, avec la crise, trop d’inconnues sont présentes, ce qui s’avère innaceptable pour les gros acteurs. Certains acteurs vont commettre l’irréparable et se séparer de leurs locomotives de demain. Dans le meilleur des cas, il s’en mordoreront les doigts. Dans le pire, ils auront perdu toute chance de compétitivité fin 2010.

La crise rend les gros acteurs intéressés par les médias sociaux. La proposition est contradictoire à la précédente mais pourtant bien réelle. Qui dit crise dit réduction drastique des budgets de fonctionnement. Or, bien souvent, un média social possède un coût de fonctionnement bien  inférieur à celui d’un média classique. Voilà un argument de poids en faveur du média social qui peut permettre à un gros acteur de bénéficier d’une bonne image sur le marché en terme d’innovation, et ce à moindre coût. Bien sûr, celui-ci est assuré que son site vit étant donné que son contenu est produit en grande majorité par les utilisateurs. Reste à en monétiser l’audience…

Si la crise fait mal en ce moment. Une chose est sûre : elle va se terminer un jour et nous allons retrouver la croissance générale.
Quand ? Aucune idée. Bien malin est celui qui peut le prédire. Mais lorsque ce sera le cas, les médias sociaux auront assez d’atouts pour séduire massivement à la fois le grand public et les annonceurs. En d’autres termes : les médias sociaux sur Internet sont les cash-machines de demain.

Tags : , , ,


Ne manquez pas les prochains articles : abonnez-vous !

Twitter Newsletter Facebook Flux RSS
Twitter Newsletter Facebook RSS

Envie de réagir ? Postez votre commentaire !

Vous pouvez utiliser ces tags :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>


Les lecteurs de zdar.net ont apprécié