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Dans mon panier Barclay, il y a…

2 février 2011 Par 3 573 lectures Un commentaire
Dans mon panier Barclay, il y a…

Je participe cette semaine au « Panier Musical » de Barclay. Le label m’a donc demandé début janvier de choisir parmi son catalogue ma playlist de 10 titres qui me semblent représentatifs de ce qu’est Barclay en tant que maison d’artistes…

Avant d’être, par le biais des synergies de groupe,  la terre d’accueil de Stevie Wonder, Arcade Fire, Snoop Dog, et d’autres pointures internationales, Barclay est pour moi l’un des plus prestigieux labels du patrimoine français. Une maison où, de légendaires talents comme Michel Legrand, Daniel Filippachi, Boris Vian, et même Quincy Jones, ont travaillé à la découverte, l’enregistrement, et à la médiatisation d’autres talents : les artistes de Barclay

Ils sont nombreux et variés. Le catalogue est grand et contient aussi bien des intouchables de la chanson que des nouveaux talents à la pointe des plus modernes sonorités…  Je vous propose donc une playlist composée uniquement d’artistes français signés directement par label, quitte à écarter Maître Stevie et aller mourir là-bas, au loin, taraudé par d’ignobles remords…

Mon panier musical Barclay

Ecouter cette playlist sur Spotify

Commençons par Tiken Jah Fakoly, une bête de scène du Reggae moderne dont j’emprunte un titre plein de sens, en écho avec l’actualité Ivoirienne… L’album est énorme. Enregistré aux mythiques studios Tuff Gong et produit par Tyrone Downie, l’ancien clavier des Wailers…

Changement de tempo avec Les Valentins, l’un des groupes les plus sous estimés des années 90-2000 à mon sens. Une formation qui a démarré en trio, avec un certain Gérald, qui prendra peu après son envol en solo sous le pseudonyme de De Palmas. On y retouve ici l’érudition du duo Fambuena/Piérot dans C’est bien chez vous, un titre issu très riche album Juke box.

Des Armes, emprunté à l’album Des Visages des Figures de Noir Désir est un hommage croisé à deux piliers du label. Noir Désir bien sûr, mais aussi Léo Ferré puisque Bertrand Cantat y met ici en musique un poème du poète échevelé cher à notre culture littéraire.

Première représente de la gent féminine, et non des moindres : Vanessa Paradis avec le titre Tandem. Gainsbarre et Langolff aux commandes. Excusez du peu. Un clip torride signé Mondino. Excusez du peu. Une Vanessa aguicheuse, magnifique… Un classique, tout simplement !

Sammy Decoster est peut être le moins populaire de cette sélection. Son univers n’en reste pas moins particulier et ses chansons d’un grand intérêt, dans une veine parfois folk, souvent rock. Savannah Bay en constitue pour moi une parfaite introduction.

Comment faire l’impasse sur Bernard Lavilliers, dont la carrière connût, chez Barclay justement, des hauts et des bas. Ce titre en clin d’œil (Panique chez les producteurs/Plus aucune nouvelle du chanteur/Personne aux fumeries d’opium/Au fond du 13éme, dans le gang des gongs) est issu de l’album de son grand retour : Champs du possible.

Des hauts, des bas, c’est précisément ce que chante Stephan Eicher, autre figure emblématique du label, avec cet album enregistré en quelques jours dans une chambre de l’Hôtel de la Cité à Carcassonne et où l’on peut apprécier la frappe binaire et appuyée du désormais médiatique batteur Manu Katché

Fantaisie Militaire est mon album préféré d’Alain Bashung. Bashung, ou la noirceur candide faite musique. Cet album est important pour la culture rock française. Il est marqué par des collaborations prestigieuses dont Adrian Ultey de Portishead mais aussi Edith Fambuena des Valentins et Rodolphe Burger (Kat Onoma). Evitons soigneusement  La Nuit Je Mens, trop évident, pour écouter Mes Prisons, un titre écrit avec Jean Fauque et dont le contraste guitare saturée/violons demeure saisissant.

Seconde artiste féminine de cette playlist, Emilie Simon, qui reprend un classique d’Iggy Pop. Une façon de faire un pont entre le patrimoine rock et les sonorités plus actuelles. I Wanna Be Your Dog est issu du premier de la belle Emilie. C’était en 2003 et on peut désormais mesurer le chemin parcouru !

Nous terminerons en bougeant la tête et en tapant du pied avec une pléthore d’artistes rémois. Yuksek, en maître de cérémonie est ici entouré des Bewitched Hands, énorme groupe à écouter d’urgence. Le titre s’appelle So Far Away From the Sea et constitue une belle occasion de conclure en ouvrant sur le futur puisque Yuksek sortira dans quelques mois son second album !

Illustrations : photos de Jkonig et de Hellman, reproduites ici sous licence Creative Commons.


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