Alors comme ça le CeBIT est en perte de vitesse ? (flashback inside)

Lorsque j’ai commencé en 1998 mon activité professionnelle dans le journalisme, je travaillais à l’époque pour PCteam, un magazine informatique autour des jeux-vidéo et du high tech, emporté par « la crise de la presse papier » en 2005. Je couvrais alors les nouveautés produits, les tests hardware PC, et quelques rubriques « pas à pas » sur des logiciels ou des systèmes d’exploitation. Le CeBIT de Hanovre constituait alors un salon incontournable.
L’un des piliers de la rubrique. S’y rendre, c’était l’assurance d’être en connexion avec l’ensemble de l’industrie hardware pour le reste de l’année (le salon se déroule traditionnellement en mars). Paradoxalement, les candidats ne se bousculaient pas pour couvrir le CeBIT. On préférait laisser ça « aux nouveaux ». Une sorte de bizutage journalistique. Les raisons ? C’est peut être l’évènement IT le moins fun qui existe. Lorsque vous couvrez le CeBIT, votre hôtel est souvent à 1h de bus, il fait froid (Hanovre est situé au Nord de l’Allemagne), il n’y a rien d’autre à faire que de se rendre au salon, lequel est constitué d’une multitude de gigantesques halls au milieu de nulle part. Les journées sont très longues, la bouffe pas extraordinaire, il faut parfois un bus pour se rendre d’un hall à un autre, et que dire des contacts avec l’habitant ? A moins que vous ne parliez allemand bien sûr… Sprechen Sie Deutsch ? Ein Bischen…


Il n’empêche, le CeBIT (de l’allemand :  Centrum der Büro- und Informationstechnik, ce qui signifie en français salon des technologies de l’information et de la bureautique) était jusqu’à il y a quelques années encore un salon majeur de l’industrie du high tech. Ayant couvert quelques éditions, j’ai toujours gardé un intérêt pour cet évènement. J’aime ainsi savoir, chaque année, quelle sont les tendances lourdes présentées au CeBIT.
Cela fait déjà plusieurs années que je constate que le CeBIT est en perte de vitesse. Cette année la presse semble unanime à son égard : le salon se cherche. Les plus optimistes parlent d’un début de renaissance.

  • Le grand salon du high-tech CeBit à la recherche d’un nouveau souffle (Le Parisien)
  • Le CeBIT 2010 ouvre dans un climat morose mais optimiste (ZDNet)
  • Le CeBit mise sur la 3D pour sortir d’un climat morose (France 24)
  • CeBIT 2010 : Pour quelques halls de moins (59 hardware)
  • Le Cebit 2010, qui s’ouvre ce soir, croit en sa « renaissance » (Le Mag IT)

Voilà qui m’a décidé à ressortir de mes archives ma couverture du CeBIT 2000. Un petit retour en arrière de 10 ans que je vous propose dans cet autre post. Une époque où les processeurs n’avait pas encore atteint le Gigahertz, où 3Dfx régnait encore en maître sur le marché de la 3D pour jeux vidéo, et où l’on voyait apparaître une vraie tendance lourde dans l’industrie des technologies de loisirs : l’arrivée en masse des baladeurs MP3.

> Le CeBIT 2000 comme si vous y étiez.

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