LeWeb09, retour sur deux jours consacrés au Web temps réel

Voilà maintenant 6 ans que je suis présent à cet évènement, qui à l’origine était une réunion de bloggeurs et de geeks. Entendons-nous bien, LeWeb est devenu aujourd’hui un rendez-vous incontournable des acteurs mondiaux de l’Internet. L’une des rares occasions – à moins de se déplacer en Silicon Valley – de rencontrer les entrepreneurs américains qui façonnent l’internet et les têtes pensantes des géants que sont Google, Microsoft, Facebook ou Twitter. Petite particularité cette année : à la demande de mon confrère et collègue Philippe Leroy, (Rédacteur en Chef de ZDNet.fr), j’ai accepté avec plaisir de couvrir l’évènement pour ZDNet. Au programme, des photos, des vidéos, des interviews, et des analyses dont voici un condensé.

Les interviews

  • Pierre Chappaz (Wikio) : « Je ne suis pas convainu que Twitter puisse gagner de l’argent »
  • Christophe François (Orange) : « Avec le web en temps réel, on est dans une relation personnalisée entre le consommateur et le service »
  • Ouriel Ohayon (AppsFire) : « Le real time web, c’est un web de plus en plus synchrone avec la vie des utilisateurs »
  • Freddy Mini (Netvibes) : « Le real time web n’est pas une mode associée à Twitter »
  • Julien Codorniou (Microsoft) : « Les marques sont prêtes à payer pour avoir des informations sur le comportement des utilisateurs de Twitter »
  • Jeff Clavier (Softtech VC) : « Tout le monde sous-estime la valeur du deal passé par Twitter avec Google et Microsoft »

Compte-rendu de la première journée

Des centaines de technophiles, accros à leur notebooks et à leur connexion Wi-Fi. L’image paraissait irréelle en 2005, lors de la première édition de cette conférence. LeWeb est aujourd’hui devenu un rendez-vous annuel prisé. En terme de fréquentation et de renommée des personnalités présentes, LeWeb constitue désormais l’évènement le plus important en Europe sur le sujet. 2200 participants en provenance de 46 pays se seront donnés rendez-vous cette année à Paris pour cette édition.
Le fil rouge de cette année (« tagline », pour les plus branchés…) est consacré au temps réel, une notion récente sur le Web, fortement popularisée par la démocratisation de l’Internet mobile et l’avènement de services innovants comme Twitter ou Facebook.
Jack Dorsey (twitter)
Jack Dorsey est l’inventeur du concept de « status updates » et le co-fondateur de la société Twitter, Inc. Quand on lui demande de définir ce qu’est l’intenret en temps réel, celui-ci répond : « C’est la synthèse de l’immédiateté, de la transparence et de l’accessibilité ». En 2009, il tenter d’en élargir le paradygme avec Square, une nouvelle société qui synthètise la proposition de valeur de Twitter et apporte une composante supplémentaire dans le domaine du paiment sur mobiles.
Si sa démonstration a été digne d’une prestation de Jérôme Bonaldi (voir notre article : Le Web 09 : Jack Dorsey fait la démo de Square, application de micro-paiement sur mobile), le service n’en est pas moins prometteur et disruptif, les banques traditionnelles risquant d’être court-circuitées.
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Questionné sur le sujet par Loïc Le Meur, Jean Philippe Courtois – Président de Microsoft International – assure que son entreprise à changé. L’assemblée semble rester perplexe, mais ce dernier avance de profonds mouvemements.En premier lieu, l’accord permettantà Bing, le moteur de recherche « maison » d’indexer les flux de Twitter, MySpace ou Facebook : « cela transforme le bruit en connaissance » déclare t-il. Et d’insister sur la tendance : « Le temps réel sur le Web n’est pas un effet de mode, la messagerie instantanée en témoigne : elle existe depuis la fin des années 90 ! ».
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Bjorn Wigfross est à la tête du marketing et de la communication chez Nokia pour la plateforme OVI. Prompt à rappeller que le N97 a été écoulé à près de 2 millions d’exemplaires, il est resté moins loquace quand aux possiibilités de monétisation des applications au sein l’écosystème OVI, et ce malgré les questions de son voisin, créateur de Tapulous, une application à succès sur iPhone.
Christophe François
Christophe François, Directeur du département multimédia mobile au Technocentre d’Orange. Présent lui aussi dans le panel sur les applications mobiles, il a ni plus ni moins annoncé le nouvel Application Store d’Orange, un centre de téléchargement multiplateformes permettants aux internautes mobiles de télécharger des applications pour Symbian, Android, Windows Mobile, BlackBerry, et JAVA : « Orange veut mettre sa force de frappe au service des développeurs. Notre Application Store est multimédia, multi plates-formes et multiservices ». Renseignement pris, il est à noter que le Store d’Orange ne référence aucune application iPhone…
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Ethan Beard est à la tête du Facebook Developper Network. Il aime aussi les belles histoires, prenant un malin plaisir à rappeller – screnshot à l’appui – que Facebook est né dès 2004 et que son fondateur, Mark Zuckerberg, voulait avant tout en faire un moyen de mieux échanger entre étudiants…
Tout cela pour mieux insister sur les modèles de développement d’aujourd’hui à travers trois exemples. Le Huffington Post tout d’abord : un véritable moyen de lire des acutalités en réseau. Désormais complétement architecturé autour de Facebook, ce site d’information d’un nouveau genre fait figure de tête de pont pour les intégrations proposés aux éditeurs de contenu par la firme. JibJab.com (éditeur de ELF Yourself, une application amusante bien connue des habitués du réseau social) est pour sa part accessible principalement via une authentification Facebook Connect. Enfin, TF1.fr, un exemple bien français, vient compléter ce tableau avec une intégration de Facebook mise au service de la conversation autour des évènements.
Rappellons que Facebook Connect a été lancé il y a juste un an (décembre 2008). Aujourd’hui, 250 millions de personnes utilisent ce service à travers 500.000 applications…
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Ce panel, modéré par Michael Arrington (TechCrunch), réunissait 100% des réseaux sociaux de premier plan : Ethan Beard (Directeur, Facebook Developer Network), Cristian Cussen (BizDev chez Ning), Brandon Duncan (Directeur de la plateforme de LinkedIn), John Ham (Co-fondateur de Ustream), David Jacobs, (VP de Six Apart), Mike Jones (COO de MySpace) et Ryan Sarver (Directeur de la platforme chez Twitter).
Des échanges plutôt convenus, sauf en fin de session. Mike Jones (notre photo) : « L’écosystème qu’a développé n’est pas une plateforme. MySpace peut à mon sens être davantage considéré comme une plateforme. Nous aidons les développeurs à construire à améliorer les applications, pas seulemetn les distribuer et les mettre en avant ». Une nuance ténue qui a manifestement échappée au plus grand nombre dans l’assemblée, restée preplexe après telle déclaration.
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Patrice Lamothe, un français, explique a Robert Scoble – ancien évangéliste de Microsoft et mainantenant l’un des blogueurs les plus connus dans le monde – le concept original de sa startup : Pearltrees.com. Lancé en bêta publique pour l’occasion, Pearltrees vous propose d’organiser le Web à votre manière. Un réseau d’intérêts collaboratif en quelque sorte. A essayer définitivement, même si une courbe d’apprentissage semble incontournable…
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Niklas Zennstrom constitue ce que l’on peut appeller un entrepreneur à succès. Ce suédois à fondé Kazaa, Skype (l’une des rares startups européennes à être devenue un mastodonte mondial), et Joost, un semi-échec… (assumé).
Défenseur de l’innovation européenne, celui-ci souligne les conditions redevenues favorables à la création d’entreprise en europe tout en s’amusant : « Loïc [Le Meur] sera probablement le dernier entrepreneur à s’être exilé en Silicon Valley ».
Chad Hurley
Chad Hurley, cofondateur de YouTube préfère mettre l’accent sur les nouveautés de sa plateforme de vidéo plutôt que de répondre aux questions relatives aux revenus qu’il génére avec son site, numéro 1 de la vidéo sur le Web.
Et ne lui dites pas que Youtube est un réseau social vidéo. Hurley vous répondra que l’interfaçage de Facebook et Twitter est suffisant et que la priorité est la diffusion de contenu vidéo…
Marc Simoncini
Patron de Meetic, Marc Simoncini est formel. Si aujourd’hui il existe une différence bien réelle entre entreprenariat européen et américain (essentiellement lié aux tailles de marché et à la langue), les puissances du Web de demain ne viendront ni du Vieux Continent, ni d’Outre-Atlantique. « Les gros acteurs de demain viendront de Chine, et nous observerons une relation US/Chine similaire a la relation actuelle entre l’Europe et les US ».
Marissa Meyer
Vice Présidente du Search et de l’expérience utilisateur, et indéniable atout-charme de Google, Marissa Meyer, a commencé son intervention par un discours très polissé et très marketing à propos de Google Goggles, la nouvelle technologie de reconnaissance d’objets de la firme de Mountain View.
Et de poursuivre dans le domaine de la recherche, en pointant les dernières améliorations du moteur : temps réel et accessibilité multimédia : « Nous souhaitons que nos résultats de recherche reflètent la richesse du Web ».
Jusqu’à ce que Michael Arrington l’emmène sur des terrains plus épineux : données personnelles, contrôle de la publicité. Des questions manifestement embarassantes à l’heure où Google est en passe de devenir aux yeux de beaucoup « l’assassin de la presse d’antan ».
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Si les bloggueurs sont encore présents, LeWeb n’a plus grand chose à voir avec la toute première conférence organisée par Loïc Le Meur en 2005.
De l’avis de beaucoup de participants (certains livrent déjà leurs impressions), l’évènement a évolué, mûri, et la mouture 2009 s’avère particulièrement réussie. « La plus grande conférence mondiale du web », a assuré publiquement l’américain Michaël Arrington – lui qui fustigait l’an dernier l’entreprenariat français.
Preuve est faite une fois de plus qu’il n’y a vraiment que les imbéciles qui ne changent pas d’avis…

Compte-rendu de la seconde journée

Eric Archambault
L’un des premiers panels de cette seconde journée à LeWeb réunissait de nombreux acteurs du capital risque : Eric Archambeau (Wellington Partners), David Hornik (August Capital), Dan’l Lewin (Vice-Président, Strategic and Emerging Business Development, chez Microsoft), Christopher Sacca (Lowercase Capital LLC) et Jeremy Wenokur (Apax Partner).
De l’avis général, les affaires reprennent, et nous sommes désormais loins de la présentation de Sequoïa. Rappelons que fin 2008, Sequoia Capital – l’une des plus importantes sociétés de capital-risque aux Etats-Unis – avait communiqué sur l’état catastrophique du marché par le biais d’une présentation intitulée R.I.P. Good Times. Cette présentation a marqué une étape forte dans le ressenti de la crise financière au sein du secteur Internet.
On retiendra le réalisme d’Eric Archambeau : « En ces temps de crise, les entrepreneurs ont tendance à réduire leurs ambitions… ».
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En voilà justement un qui n’a pas réduit ses ambitions. Tony Hsieh est le CEO de Zappos, un e-commerçant de chaussures affichant plus d’un milliard de chiffre d’affaires au compteur en 2008. Assez pour séduire Amazon, qui a acquis la société par échange d’actions en juillet dernier. L’intervention de Hsieh était plutôt d’ordre philosphique. De son premier emploi (gérant d’une pizzeria aux Etats-Unis…) à une acquisition dont le montant se situe autour de 800 millions de dollars, Hsieh livre un témoignage sur l’entreprenariat et l’envie d’entreprendre, amorçant une série de panels dans cette thématique durant la matinée en salle pleinière…
leweb09-2-03
Jeremiah Owyang est consultant pour Altimeter, un cabinet de conseil en stratégie Web parmi les plus réputés dans le monde. Son intervention fût l’occasion de revenir sur les aspects positifs et négatifs du Web en temps réel (le thème de l’édition 2009 de LeWeb) à travers une présentation qui mérite quelques minutes. Il met en avant la dépendance de la notion de temps réel vis à vis des plateformes sociales et de l’Internet mobile. Une vue d’ensemble intéressante. Nous reprenons la présentation ci-dessous.
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Beaucoup plus concret, ce panel réunissant pratiquement la totalité des acteurs de l’écosystème logiciel gravitant autour de Twitter : Iain Dodsworth, fondateur de TweetDeck, Laura Fitton, fondatrice de Oneforty (un AppStore d’applications pour Twitter), Barak Hachamov, fondateur de My6sense, Marco Kaiser, créateur de Twhirl et maintenant directeur technique de Seesmic (Seesmic a racheté le client Twhirl l’an dernier), Sean McCullough, co-fondateur de Ping.fm, Mario Menti, fondateur de TwitterFeed et Daryll McDade, Advisor chez Microsoft Corporation.
Voilà un plateau qui vérifie les dires de Jack Dorsey. La veille, l’inventeur de Twitter avait mis l’accent sur le fait que la majorité des innovations sur Twitter (le RT, les Hashtags…) sont crées par des sociétés externes…
Bilan des débats ? Le fondateur de Tweetdeck avouant que son logiciel a perdu l’avantage par rapport à Seesmic (ce dernier tire parti des dernières évolutions de l’API Twitter, en particulier en proposant la fonction de « listes ») et un consensus : Twitter n’est pas encore un service de masse. Pour qu’il le devienne, « il faut absolument en simplifier l’utilisation ainsi que le jargon ».
Queen Rania
Une Reine 2.0. Sa majesté Rania Al Abdullah du Royaume de Jordanie constitue probablement la tête couronnée la plus connectée au monde.
Son compte Twitter est sans conteste le témoin le plus démonstratif de ce constat : près 1,2 million de followers, et des amis allant de Chad Hurley (YouTube) à Shakira. Défenseur des Droits des Femmes, La Reine de Jordanie a marqué les esprits l’an dernier en lançant sa chaîne YouTube où elle demandait aux internautes du monde entier de poser leurs question sur l’Islam et le monde musulman. Ses réponses furent l’occasion de briser des tabous et de calmer les esprits autour de thématiques parfois sensibles.
Rania de Jordanie s’est fait un nom sur le Web. Elle poursuit depuis un activisme soutenu sur les réseaux sociaux. LeWeb 2009 lui a surtout permis d’évangéliser auprès d’un public d’influenceurs du Web son action en faveur de l’éducation des enfants et la pauvreté (1GOAL).
NKM
Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État à la prospective et au développement de l’économie numérique est venue sur LeWeb pour parler du volet numérique du plan de relance. Rien de nouveau à l’horizon, si ce n’est une ministre qui joue le jeu, s’exprimant dans un anglais correct, (bien que parfois hésitant, comme beaucoup l’on souligné en direct sur Twitter), et redéfinissant sa vision du poste qu’elle occupe au gouvernement : « Je me vois davantage comme la ministre de la société digitale que la ministre de l’économie digitale… ». Une manière de préparer la suite ?
leweb09-2-07
C’est en présence de Nathalie Kosciusko-Morizet qu’ont également été remis les prix du concours de startups organisé en marge des conférences. C’est Stribe.com qui remporte la première place. Créé par Kamel Zeroual, Gaël Delalleau et Demba Diallo, Stribe propose une solution permettant aux sites webs, blogs, et portails commerciaux, de mettre en place très facilement leur propre réseau social. Une initiative qui n’est pas sans rappeller un certain service de Google (Friend Connect). L’entreprise entend bien se financer grâce à un modèle freemium (mélange d’accès gratuit à des services « premium » payants).
C’est d’ailleurs, le mot que tous les jeunes entrepreneurs avait sur les lêvres cette année. Comme s’il fallait être freemium pour réussir, alors que le succès du modèle reste encore à prouver sur la durée. Ce manque de rigueur concernant les modèles de revenus est bien le seul regret de ce concours, qui reste cette année encore un vivier d’innovations.
Mentionnons le deuxième prix : Tigerlily, une société proposant aux marques d’enrichir et de rendre plus qualitative leur présence sur Facebook via des pages-vitrines très abouties. La troisième marche du podium revient enfin à CloudSplit, une startup irlandaise tournée vers l’analyse des serveurs de Cloud Computing.
Violet Blue
Violet Blue est l’homonyme d’une actrice X américaine. Elle n’a donc jamais tourné de film, mais la confusion règne. Celle-ci est due au fait que Violet Blue tient une chronique dans le San Fransico Chronicle à propos de la pornographie et des pratiques sexuelles. Une spécialiste en quelque sorte.
Sa présence sur LeWeb relevait tout de même de l’anecdote. Open Source Sex, le thème de son intervention a rapidement tourné à l’article de sextoys « innovants », le tout devant un parterre d’entrepreneurs perplexes. Etonnante intervention…
Tarik Krim
Tarik Krim est un habitué de l’évènement. Cette année, l’ex-patron de Netvibes présentait JoliCloud, son nouveau système d’exploitation pour Netbooks. Il est aujourd’hui disponible en version bêta publique sur Jolicloud.com.
leweb09-2-10
Paul Carr est un journaliste du Guardian qui l’an dernier s’est montré très critique à propos de l’évènement parisien.
Que cela lui serve de leçon, le voici cette année modérateur d’un panel composé de la fine fleur des entrepreneurs européens : Mike Butcher (TechCrunch Europe), Lukasz Gadowski (Team Europe Ventures), Tariq Krim (Jolicloud), Loic Le Meur, Brent Hoberman (Mydeco), Michael Jackson (Mangrove Capital Partners), Martin Varsavsky (FON), Cyril Zimmermann (Hi-Media) et Freddy Mini (Netvibes).
Débordé par les fortes personnalités en place, Carr n’a pas su rendre constructif le débat qui a vite dérivé sur les poncifs du domaine (marché français contre marché américain, culture d’entrepreneriat en Europe contre esprit américain, etc.).
On notera la sagesse de Freddy Mini : « Un modèle global n’est pas obligatoire. On peut très bien aussi être une socitété américaine implantée sur le marché américain et ne pas chercher à s’implanter à l’international ».
Jack Dorsey (twitter)
Le dernier Panel réunissait là encore quelques hauts dignitaires du secteur dont Michael Arrington (TechCrunch) et Jack Dorsey (fondateur de Twitter). Quand l’un demande à l’autre de s’expliquer sur les rumeurs de rachat de Twitter par Google, celui-ci se met à frémir. Un malaise qu’aura ressenti les panélistes et le public. Nous n’en déduirons rien, mais force est de constater qu’Arrington aura encore joué les interviewers dérangeants. C’est ici le dernier fait marquant de cette édition 2009 de LeWeb.
leweb09-2-12
LeWeb s’achève ainsi après deux jours d’intenses conférences et débats. De l’avis général, cette édition 2009 est une réussite. N’hésitez pas à nous donner votre avis si vous y étiez…

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