Rock en Seine 2009 : les concerts (jour 3)

Rock en Seine 2009 a fermé ses portes dimanche 30 août, après quelques dizaines de concerts et autant de rebondissements. Près de 100.000 festivaliers auront foulé le sol du Parc de Saint Cloud, un sol bien sec cette année, ce grâce à une météo clémente et un soleil qui n’aura presque pas montré de signes de faiblesse. Je vous propose de revenir sur les concerts de la deuxième journée, dimanche 30 août 2009 pour laquelle les têtes d’affiche étaient Them Crooked Vultures, MGMT et Prodigy.

Ambiance du dimanche 30 août à Rock en Seine

[flickr album=72157622210354934 num=18 size=Square]

Macy Gray (Grande Scène)

La patronne. Incroyable machine à groove. Macy Gray rayonne sur la grande scène. Cette troisième journée démarre sous les meilleures auspices…

Robin Mc Kelle (Scène de la Cascade)

Pas vraiment du rock, mais quel bonheur d’assister à un tel concert sur la scène de la Cascade. Tout l’attirail du Jazz et du Blues était présent : section de cuivres, basse groovy à souhait et quelques standards, comme cette reprise de Ray Charles… dont j’ai oublié le titre 😉 Robin Mc Kelle a une voix d’alto, comparable à celle d’Ella Fitzgerald. Ses interprétations sont authentiques. On ne tombe pas dans la parodie de la diva bien que, sur scène, elle dégage un charisme suscitant l’admiration. On en redemande…

Sliimy (Scène de la Cascade)

Sliimy jouait juste avant Les Petits Pois alias Them Crooked Vultures. Sur la même scène. Autant dire que le public était pour le moins bigarré : aux adolescentes en goguette se mélangait les amateurs du « hard-rock » de Them Crooked Vultures, sans compter les curieux… Je me range dans la dernière catégorie. J’étais en effet très curieux de voir ce que pouvait donner Sliimy en live. Soyons transparents, j’ai beaucoup apprécié son album. Une fois retirées les fioritures à la Kate Nash et autres références trop appuyées, il reste dans Paint Your Face d’excellentes chansons servies par des arrangements d’une efficacité remarquable.
En concert, le manque de maturité se fait cruellement sentir. Trop de gesticuliations, trop d’enrobage. On en perd l’essentiel. Dommage car les arrangements exécutés live en formule « power trio » (guitare/basse/batterie) restent tout aussi efficace, voire gagnent en intensité.
Au milieu du set, quelques pertubateurs gagnent le front de scène. Sliimy essuie alors un jet de légumes et continue comme si de rien n’était… Plutôt pro… Quelques bons moments sont tout de même à signaler sur les tubes Wake Up ou Magic Game. J’ai même vu des fans de Them Crooked Vultures bouger la tête. Si ce n’est pas une preuve d’ouverture…

sliimy
Photo : Rod Maurice

Them Crooked Vultures (Scène de la Cascade)

Les voilà entrant en scène. Les Petits Pois. Le secret le moins bien gardé de Rock en Seine 2009. Mais quel line-up ! John Paul Jones (Led Zeppelin), Dave Grohl (Nirvana, Foo Fighters), Josh Homme (Queen Of the Stone Age), et, en version live, Alain Johannes (Eleven, Queen Of the Stone Age). Un concert fulgurant. Sans fioritures. Peu de paroles, beaucoup de musique.
Un Josh Homme hilare lorsqu’il s’agit de présenter le groupe : un « Nous sommes les Petits Pois » emprunt d’un fort accent. Pas besoin de faire les présentations. « John Paul Jones » scande la foule. « Fuckin’ John Paul Jones » corrige Homme. Et qui veut parler de Fuck’in Dave Grohl ? Le brave a battu ses fûts avec dans les yeux, le plaisir d’un adolescent. Tous ont tout connu de ce que le Rock est capable de produire en succès, excès, fortunes et décadences. Tous jouent avec le plaisir comme maître mot. Le plaisir de jouer ensemble. Le plaisir de redémarrer à zéro, de revivre les sensations des premières répét’. Il y a si longtemps.
Le concert de Them Crooked Vultures – un évènement dans l’évènement – restera sans aucun doute le moment fort de cette édition 2009. Le pouvoir de légendes de la musique aux confins de la magie du Rock : en un coup de baguette, les déçus d’Oasis retrouvent le sourire, l’étendard retrouve ses couleurs. Quelques fans de MGMT ne s’en remettent pas. Ils croyaient tout connaître du Rock, ils viennent d’en découvrir l’essence.

Them Crooked Vultures

La setlist :

  1. Elephants
  2. Dead End Friends
  3. Gunman
  4. Mind Eraser
  5. Bandoliers
  6. Caligulove
  7. Daffodils
  8. New Fang
  9. Nobody Loves Me and Neither Do I
  10. Warsaw

MGMT (Grande Scène)

C’est peu dire que MGMT n’a pas bonne réputation sur scène. Déjà, ça partait mal. Voir tous ces adolescents de bonne famille déguisés en pseudo-hippies, je trouvai ça un peu too much. Mais place à la musique. Sur ce plan, force est de constater que le groupe s’améliore de mois en mois. Sans toutefois dépasser des sommets. Si j’ai donc plutôt été agréablement surpris par le début du concert, j’ai trouvé la fin déplorable. De qui se moque MGMT ? Passer leur single dans la sono et autoriser leur guitariste à le pourrir de solos clichés dont il aurait pu sans mal réserver l’exclusivité à leur salle de répet’… du foutage de gueule total sur les deux derniers titres. C’est dit.
La setlist :

  1. Pieces Of What
  2. Electric Feel
  3. Destrokk
  4. It’s Working
  5. Weekend Wars
  6. Of Moons, Birds & Monsters
  7. Time To Pretend
  8. Song For Dan Treacy
  9. The Youth
  10. Future Reflections
  11. Kids
  12. Congratulations

The Klaxons

Première fois que je voyais ce groupe sur scène bien qu’ils écument les scènes rock depuis 2005… Agréable surprise. Une fraîcheur comparable à celle qu’avaient apporté Bloc Party, Editors, ou Franz Ferdinand en leur temps, avec une couche supplémentaire electro-rock. A suivre.

Hindi Zahra (Scène de l’industrie)

Originaire des terres berbères, Hindi Zahra possède sa façon bien à elle de jouer le blues. Le blues du desert dit-on. Elle qu’on avait déjà vu en première partie d’Oxmo Puccino peut cette fois s’exprimer pleinement sur la scène de l’industrie. Pari gagné. Elle developpe un son ample et ses chansons sont parfois matinées d’accents reggae. Un vent de fraicheur souffle en ce dimanche après midi sur la scène de l’industrie…

Sammy Decoster (Scène de l’industrie)

Coup de coeur sur disque. Il en va de même sur scène. A 27 ans, Sammy Decoster maîtrise, c’est peu dire. Une excellente prestation malgré quelques soucis techniques : un jack récalcitrant, rien de grave.

Sammy Decoster
Photo : Rod Maurice

The Prodigy (Grande Scène)

Et c’est avec Prodigy que Rock en Seine s’est terminé pour moi. Sur la grande scène. En communion avec des milliers d’autres. La musique de Prodigy transporte. La transe n’est jamais très loin. Les tubes s’enchaînent : Smack My Bitch Up, Breathe, Firestarter. Voodoo People enfonce le clou… Si Them Crooked Vultures fût la claque rock de ce dimanche, The Prodigy fût sans conteste l’autre claque du jour. Electro cette fois. Voilà qui m’apprendra à tendre la joue droite.

Prodigy
Photo : Nicolas Joubard
La Setlist :

  1. Intro
  2. World’s on Fire
  3. Breathe
  4. Breathe dubstep
  5. Omen
  6. Their Law
  7. Poison + Jaws fill
  8. Warrior Dance
  9. Firestarter
  10. Run With The Wolves
  11. Voodoo
  12. Omen Reprise
  13. Invaders Must Die
  14. Diesel power beats
  15. Smack My Bitch Up
  16. Take Me To the Hospital
  17. Out Of Space

0 réponse sur “Rock en Seine 2009 : les concerts (jour 3)”

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *