Orelsan regrette "Sale pute"

Devant la polémique soulevée par la chanson « Sale pute » accompagnée de son clip, et devant la menace d’une déprogrammation au Printemps de Bourges, le rappeur OrelSan s’exprime et fait savoir « qu’il ne se pose en aucun cas comme agresseur de la gent féminine ».
Nous relayons ainsi le communiqué suivant a ainsi été envoyé aux rédactions en début d’après midi. Un grand moment de communication :
Cette oeuvre de fiction a été créée dans des conditions très spécifiques relatives à une rupture sentimentale. Comme Orelsan le stipule dans l’introduction de sa chanson, ce texte met en scène un jeune homme qui, apprenant que sa petite amie l’a trompé, décide de noyer son chagrin et sa colère dans l’alcool. Sous influence, il se met alors derrière son ordinateur et écrit cette lettre en forme d’exutoire de la passion qui le dévore. Nous sommes alors exclusivement dans l’expression d’une pulsion que toute personne à qui ce type de mésaventure serait arrivé aurait pu être amené à ressentir dans ce genre de situation. En aucun cas ce texte n’est une lettre de menaces, une promesse de violence ou une apologie du passage à l’acte. Comme toute création artistique, aussi violente soit elle, cette narration ne peut et ne doit pas être sortie de son contexte. Conscient que cette chanson puisse heurter, OrelSan a décidé il y a quelques mois de ne pas la faire figurer dans son album ni dans ses concerts, ne souhaitant l’imposer à personne. Nous sommes désolés que ce texte ait pu choquer certaines personnes. En aucun cas OrelSan ne se pose en agresseur de la gent féminine.

Mise à jour du 30/3/2009 : La chanteuse Anaïs soutient Orelsan et le dit sur son site web : Je suis très attristée de ce qui se passe autour d’Orelsan en ce moment, j’ai l’impression que le talent et la plume de cet artiste sont éclipsés au profit du « sensationnel ». J’ai vu Orelsan en concert, entendu  le morceau « sale pute », et la seule chose que je me suis dit en entendant ce morceau, c’était qu’il me touchait profondément dans la détresse du personnage, j’avais les larmes aux yeux, tout en souriant de son culot. J’ai l’impression qu’on a tendance à oublier qu’Orelsan raconte des histoires, avec une réalité crue, mais beaucoup d’humour, et de recul et surtout d’humanité. Personne ne m’a jamais reproché tout ce que l’on reproche à Orelsan lorsque j’ai fait ma chanson « Christina »… Si Orelsan déclenche autant de polémique, je pense que c’est parce que justement, ça a l’air trop vrai. Et si son talent était là ?

0 réponse sur “Orelsan regrette "Sale pute"”

  1. les excès du White Trash made in France ou l’histoire d’un mauvais remake
    White Trash.?Le terme sera la coquetterie des prochains jours dans la presse ignorante ou en déficit d’adulescence.
    Le phénomène a été sociologiquement marqueté par un spécimen quelconque dans une maison de disque, major ou indépendante, il n’y a plus de différence. Il n’y en a jamais eu.?Puisque le but principal des organes de production culturelle est de fournir une solution adaptée à toutes les niches de population, alors autant tirer avantage de la paupérisation ambiante qui unit les enfants de prolétaires high tech et de la bourgeoisie vintage dans une middle class pseudo universitaire.
    White Trash. Là où l’on pourrait trouver l’expression raciste comme bamboula® ou bougnoule, on y trouve une forme méliorative d’acceptation socialo-artistique qui émoustillera les mêmes illuminés qui ont mis au panthéon l’illettrisme d’Abd Al Malik.
    La suite :
    http://souklaye.wordpress.com/2009/02/16/white-trash-made-in-france-ou-l’histoire-d’un-mauvais-remake/

  2. 1: telle la cruche middle classe pseudo universitaire que je suis, je ne pane rien à ce que le grand intellectuel « Walkmindz » nous a joliment rédigé… si le but était d’étaler un maximum de mot « hype » (comprendre sociologiquement approuvé par la classe dirigeante…)pour bien faire comprendre à nous autres, pauvres illettrés amateurs de proses encensées, que nous ne sommes que des boeufs… on peut dire que c’est RATE! Dug’noux va!! vous croyez vraiment qu’en étalant votre « culture » bien pensante vous nous faites culpabiliser?
    2: Et les marketeurs/programmateurs des radios, arrêtez de nous diffuser des « candyshop » et des « suck my dick, bitch », « yo yo » ou encore des « i’m gonna fuck U all day long », avant de vous insurger contre un texte qui vient du fond des tripes! Parce qu’à moins d’être sur-humain… (« inhumain »?) on a tous réagi EXTREMEMENT violement lorsque l’être aimé nous a trahi…
    3: lutter contre la violence faites aux femmes ça demande UN TOUT PETIT PEU PLUS que s’indigner contre une chanson (qui n’est que le fantasme d’un mec bourré et en colère.)
    3: f**** me I’m famous! c’est pas encore pire ça comme valeur? je te respecte parce que t’as du blé, si tu n’as rien, tu ne vaux rien!
    White trash, certes mais on a au moins le mérite de dire « JE SUIS LA! »

  3. @ WhiteTrash (et fier de l’être apparemment)
    Redneck serait peut-être plus approprié…
    On peut écrire des textes venant du fond des tripes en restant intelligent, ce n’est pas contradictoire.
    Pour le reste, souffrir d’une telle situation ne signifie pas souhaiter les pires tourments à quelqu’un (et encore, vu les paroles, pires tourments est un doux euphémisme).
    J’ai vécu cette situation adolescent, je n’ai jamais pour autant souhaité « qu’elle soit enceinte et perde l’enfant ». Elle en a même eu deux ensuite. Et un troisième de moi 20 ans plus tard. Et du coup j’élève les 3. Et je souhaite à tout le monde d’être aussi heureux que nous le sommes aujourd’hui. C’est un petit plus constructif non ?
    En l’espèce, on parle juste des tribulations du même niveau que le reste. Tant que certains genre musicaux cantonneront les femmes au rôle d’objet sexuel (cf Rihanna et consorts) ou de mecs déguisés (cf Diam’s) pour exister, ça ne risque pas de s’arranger.

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